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    Dans l’Univers de Tai

    Parc national de Taï - Ecosystèmes Aquatiques : Des poissons encore méconnus des scientifiques
    05-05-2014
    357

    Informations supplémentaires

    Parc national de Taï - Ecosystèmes Aquatiques : Des poissons encore méconnus des scientifiques

    Plus grand massif de forêt tropicale humide placé sous stricte protection en Afrique de l’Ouest avec plus de 5000 km2, le Parc national de Taï (PNT) dispose de cours d’eaux d’exception. Source irremplaçable de vie et d’inspiration, le milieu aquatique du PNT renferme encore une multitude de secrets.

    Initiée par la GIZ (Coopération Internationale Allemande) en collaboration avec l’Office Ivoirien des Parcs et Réserves (OIPR) et le laboratoire d’Hydrobiologie de l’Université Félix Houphouët Boigny d’Abidjan, l’étude de la faune ichtyologique, première du genre, a permis de recenser 60 espèces de poissons réparties dans 20 familles et 37 genres.

    Avec un peuplement ichtyologique dominé par la famille des Mormyridae qui témoigne de la bonne santé des écosystèmes aquatiques à l’intérieur du parc, le PNT dispose d’espèces de poissons non encore répertoriées scientifiquement.

    Des Espèces de poissons particulières

    Barbus tiekoroi

    barbus tiekoroi

    Barbus tiekoroi

    Cette espèce est répertoriée pour la première fois en Côte d’Ivoire (information M. Bamba). Les poissons ont été trouvés en Novembre 2012, tout d’abord dans le cours supérieur du San Pedro, et ensuite dans les petits ruisseaux près du Hana, si bien que l’on est en droit de supposer qu’ils sont présents ailleurs dans le PNT, dans le cours supérieur du système Cavally et du San Pedro, ce qui comble une lacune dans les connaissances (Bamba, 2012).

    Les barbeaux (appellation générique des barbus) sont caractéristiques de cours d’eaux très riches en oxygène et pour certains très petits. On n’a pas pu retrouver cette espèce dans le cours inférieur du San Pedro (information Mr. Bamba). C’est pourquoi le PNT est très important pour la conservation des cours d’eaux supérieurs ombragés, riches en oxygène. Dans toute l’Afrique de l’Ouest, ces habitats sont potentiellement très menacés par la transformation des forêts en terres cultivées (Souleymane & Kampmann, 2010), si bien que la fonction de refuge du PNT pour la survie de la biodiversité de l’ichtyo-faune est essentielle.

    Nannocharax sp. 1 + 2

    nannocharax sp1 Nannocharax sp. 1 

          

    nannocharax sp2 Nannocharax sp. 2

    Jusqu’à présent, on n’avait pris que quelques exemplaires de Nannocharax dans un ruisseau près du N’Zé et dans le Hana. D’après la forme de leur corps, ces deux espèces potentiellement nouvelles sont semblables aux poissons nomenclaturés N. fasciatus dans les livres de détermination d’Afrique de l’Ouest (Lévêque et al. 1990, Paugy et al. 2003). Mais il s’agit là certainement d’un complexe d’espèces (Dunz & Schliewen, 2009 ; Moritz, 2010).

    N. fasciatus a été décrit pour le Gabon et sa présence en Afrique de l’Ouest est improbable. Nannocharax sp. 1 correspond pour beaucoup de caractéristiques à l’espèce récemment décrite au Bénin N. signifer (Moritz, 2010), les caractéristiques divergentes doivent encore être étudiées pour savoir si elles sont spécifiques pour l’espèce. Nannocharax sp. 2 ressemble beaucoup à l’espèce 1, mais diverge, dans les détails concernant la forme du corps et dans d’autres caractéristiques morphologiques du seul exemplaire conservé des espèces de Nannocharax connues en Afrique de l’Ouest. Des études plus approfondies sont nécessaires pour confirmation. Dans un premier temps, le matériel du PNT sera comparé, dans le Musée Afrique à Tervuren (MRAC, Belgique) avec les espèces déjà décrites au moyen des collections comparatives qui s’y trouvent. (Information R. Sonnenberg).

    Epiplatys olbrechtsi

    epiplatys olbrechtsi

    Epiplatys olbrechtsi

    Cette espèce est connue du Libéria Central et de l’Est, de la Guinée du Sud-Est et de la Côte d’Ivoire et on en a décrit et nommé jusqu’à présent cinq sous-espèces (Paugy et al. 2004), dont deux endémiques en Côte d’Ivoire. La taxinomie de ce groupe d’espèces doit encore être retravaillée. Cependant, la forme et la répartition des couleurs des sous-espèces décrites jusqu’à présent et de Epiplatys olbrechtsi de la partie centrale et nord du Parc diffèrent beaucoup des exemplaires trouvés dans le Palabod, au Sud du Parc (information Sonnenberg). Il est possible qu’il s’agisse d’une nouvelle sous-espèce. Ceci sera étudié de plus près. Il est probable qu’Epiplatys olbrechtsi se trouve dans des grands secteurs du PNT, dans des petits ruisseaux et les zones inondables. D’après la littérature spécialisée, E. o. olbrechtsi se trouve dans le système Cavally et E. o. kassiapleuensis dans le secteur Sassandra.

    Nimbapanchax sp. Aff. melanopterygius

    nimbapanchax melanopterygius

    Nimbapanchax sp. Aff. melanopterygius

    Nous avons ici la première preuve de la présence de ce groupe dans la région du PNT. Jusqu’à présent on n’a pas pu encore classifier clairement cette espèce. Elle ressemble à une espèce recensée jusqu’à ce jour plus au Nord, au Sud-Est de la Guinée et au Nord-Est du Libéria, mais elle présente des divergences importantes dans la forme des nageoires. Une espèce voisine est aussi connue en Côte d’Ivoire, mais sa population se trouve plus au Nord (Sonnenberg & Busch, 2009). Dans ce cas, il peut donc s’agir d’une nouvelle espèce (information R. Sonnenberg).

    Ces poissons ont été trouvés en novembre, dans un seul endroit, dans une petite mare, près d’ADK. Novembre est le mois le plus pluvieux où se forment des micro-habitats, qui disparaissent ensuite en saison sèche. En l’occurrence, il ne s’agit pourtant pas d’un véritable annuel, même si le frai, pour la plupart des espèces, peut survivre sans peine 2 à 3 semaines dans le sol humide. Comme l’habitat, dans lequel les poissons ont été trouvés, peut probablement s’assécher périodiquement, on peut tabler sur une survie facultative du stade de l’œuf, comme signe d’une adaptation à la saison sèche.

    Le Nord du PNT, avec environ 1400-1600 mm de précipitations annuelles, en reçoit environ un tiers de moins que le Sud avec environ 2000 mm. Le Nord du PNT représente déjà, au niveau géographique et de la faune, une zone de transition avec la savane boisée qui le jouxte au Nord, si bien que ceci pourrait se manifester dans la répartition des espèces de petits poissons. Des enquêtes complémentaires seraient très souhaitables. Ainsi cette famille des Poissons (Notobranchiidae), par leurs similitudes, font davantage partie des groupes d’espèces peuplant la forêt tropicale, qui se trouvent dans les pays à l’Ouest de la Côte d’Ivoire (Liberia, Sierra Leone, Guinée).

    ETUDE APPROFONDIE (N°2) SUR LES ECOSYSTEMES AQUATIQUES DU PARC NATIONAL DE TAÏ

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