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Parc national du Banco : Un joyau de la nature au cœur de la capitale économique ivoirienne.

Parc national  du Banco : Un joyau de la nature au cœur de la capitale économique ivoirienne.

Entre les communes de Yopougon, d’Abobo , d’Adjamé et d’Attécoubé, se trouve un massif forestier de 3.474 hectares situé en plein cœur de la capitale économique ivoirienne, c’est le Parc national du Banco ( PNB ). Vue de l’extérieur, l’on pourrait accorder peu d’attention à cet espace.

Bien heureusement, ce n’est que de façade et d’apparence. Car, en réalité, le Parc national du Banco est un espace de rêve, un joyau de la nature. Des commodités pittoresques et des potentialités touristiques énormes sont le lot de cette aire protégée. A la vérité, ce n’est guère une énormité que d’affirmer que le Parc national du Banco est un trésor à préserver.

Toute une histoire

Ce massif forestier a été classé réserve forestière en 1926 puis forêt classée en 1926. En 1933, d’importants travaux d’aménagements y ont été réalisés notamment l’ouverture de pistes, la création de l’arboretum et de l’étang piscicole, etc. Le massif a enfin été érigé en Parc national par décret du 31/10/1953. En l’établissant comme tel, les autorités d’alors avaient des objectifs bien précis qui sont, entre autres, de protéger la nappe phréatique du terminal continental pour l’approvisionnement en eau potable de la ville d’Abidjan, protéger la diversité biologique ainsi que la valorisation du potentiel touristique.

Un écosystème enchanteur

Sur cet aspect, les choses ne manquent vraiment pas dans ce parc dont l’univers inspire à la balade pédestre, l’écotourisme. Pour tout nouvel arrivant, il est forcément frappé par la facilité d’accès dans cette étonnante et luxurianteverdure. Et ce , à partir du centre d’accueil écotouristique situé sur l’autoroute du nord à quelques encablures de la station des lavandiers communément appelés « fanicos »,fruit de la coopération ivoiro-japonaise. A quelques pas de là, le réseau de 80 kilomètres de pistes intérieures majestueusement tracées côtoie, avec grande complicité, le potentiel de 600 hectares de forêts primaires.

Un jeté deregard circulaire autour de soi, on s’aperçoit de l’existence de plusieurs panneaux indicatifs pouvant orienter le visiteur. Bien avant de parvenir à l’école forestière située sur la «Route de l’inspecteur Martineau», se trouve un pont dressé sur la rivière Banco. Le PNB doit son nom à cette rivière qui prend sa source à l’intérieur du parc.Dans cette forme environnementale pleine de volupté, c’est un arboretum de plus de huit cent (800) espèces de plantes supérieures originaires des régions tropicales d’Afrique, d’Asie et d’Amérique Latine qui tendent leurs bras altières aux visiteurs.

Pour les historiens et mordus d’histoire, ils n’auront pas à s’ennuyer au sein du PNB ou se dresse fièrement la maison du Gouverneur Reste, un français,premier gestionnaire du parc. C’est une bâtisse perchée en hauteur et érigée en éco - musée. L’ancienne maisonest encore bien entretenue et constitue un centre d’éducation environnementale pour enfants et adultes. L’éco- musée présente des squelettes d’espèces d’animaux (Chimpanzés, Eléphants, hippopotame pygmée, etc…), une salle d’exposition avec des tableaux montrant l’importance de la biodiversité, une salle multi média et un kiosque. A ce niveau, la curiosité des estivants pourrait être étanchée avec la présence d’une famille de chimpanzés.

Outre, ces compagnons inhabituels, les gazouillementsdoux d’oiseaux et autres bruits d’insectes ajoutent au décor splendide et coloré. Epuisés pas tant découvertes, l’excursionniste pourra marquer une pause pour satisfaire sa soif et déguster un coupe faim aux pieds des arbres. Et, pour les amoureux du ballon rond, ils peuvent même s’adonner à cette discipline favorite. Le terrain de maracana de l’Ecole forestière, juste à côté, est un cadre idoine pour faire parler son talent sportif. Rien à se faire côté sécuritaire.Le Parc national du Banco fait l’objet de surveillance24h / 24 par un personnel bien formé, consciencieux et chevronné travaillant au sein d’une brigade mobile.Notons que les postes d’entrée sont tenus par des agents des Eaux et Forêts détachés à l’Office Ivoirien des Parcs et Réserves (OIPR).

Afin de mieux mettre en avant les potentialités touristiques du PNB, le gouvernement ivoirien y a engagé des actions prioritaires. Ce sont entre autres, , le renforcement de la surveillance, le suivi de l’évolution du milieu naturel (végétation, flore et faune) dans le cadre d’un programme de recherche scientifique et de l’amélioration du produit touristique, etc. Le Parc national du Banco est le poumon d`Abidjan. Cette aire protégée favorise la qualité de l`air dans le District d’Abidjan et ses environs en captant 34.000 tonnes de gaz carbonique par an émises par les véhicules, les usines, etc. Par le biais de la photosynthèse, cette forêt produit de l`oxygène, gaz indispensable à la vie humaine.

Avec ses 626 espèces végétales dont 26 déclarées rares en Afrique de l`Ouest, sa faune constituée de nombreux mammifères (rongeurs, antilopes royales, singes, chimpanzés), de reptiles, d`oiseaux, de ressources halieutiques, etc., le Parc national du Banco assure également la protection du bassin versant de la rivière banco qui appartient au grand bassin sédimentaire du sud-est de la Côte d`Ivoire, lequel est caractérisé par l`existence d`une nappe aquifère souterraine d`un grand volume utilisé pour l`approvisionnement de la ville d`Abidjan. Véritable joyau de la nature, le Parc national du Banco est une fierté pour la Cote d’Ivoire et constitue une destination à privilégier, une façon de contribuer aux efforts de sa conservation non seulement pour le bien des générations actuelles mais aussi pour celles à venir.

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Lu 1481 fois Dernière modification le vendredi, 07 octobre 2016

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