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    Attractions Touristiques

    25-07-2019
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    Gorowi, village situé au ‘’sous-sol’’ voisin du Parc national de la Comoé (PNC)

    Glissé dans une poche de terre à proximité ouest du PNC, ce village semble être invisible sur la surface de la terre.

    Pourtant, dans cette enclave isolée loin des villages voisins, vit une population fière de sa "terre cachette". Gorowi est un village du département de Kong dans le nord-est de la Côte d’Ivoire.

    Un peuple, une culture très ancienne

    Gorowi est caractérisé par son relief accidenté mais surtout par la source d'eau sacrée GORO d'où il tire son appellation. Cette eau qui coule des roches alimente tout le village en eau potable pendant l'année. Gorowi signifie « qui vient de la pierre », en référence à l’étonnement suscité par la découverte par les fondateurs du village de cette eau dont la source serait sous la pierre.

    Ancestralement animiste, ce village s'est islamisé au fil des années à la suite des brassages des peuples après l'époque de l’Almamy Samory Touré dont le passage dans les villages voisins a fait de Gorowi un village refuge. Selon les sages, la conquête et la terreur instaurée par Samory n'a pu atteindre ce village doté de pouvoirs mystiques. L'esprit protecteur de ce village est logé dans une case à l'orée du village. A la demande de cet esprit, les rituels sacrificiels et d'adoration sont régulièrement exécutés à la mare sacrée appelée "mare de koumandimi" située dans le parc. L'Office Ivoirien des Parcs et Réserves autorise les prêtres sacrificateurs et les villageois à s’y rendre pour ces rituels, accompagnés de quelques agents.

    Aucune activité champêtre ou autre n'est menée les lundis, jours de terre et vendredis, jour de prière au risque de provoquer la colère des dieux. Cette population reste fortement respectueuse de cette tradition qui a transcendé les générations jusqu'à ce jour.

    La langue locale parlée ici est le Koulango. Ce village, connu pour son hospitalité, cohabite avec une petite communauté Lobi. Organisé en couches sociales bien distinctes, chaque fille et fils de ce village joue sa partition en vue de perpétuer cette tradition et entretenir une atmosphère de paix.

    Très accueillants, les plus petits expriment leur joie de voir des visiteurs par des clameurs, des cris et escortes. Les hommes, bien après avoir installé les visiteurs chez le chef, forment une haie pour saluer à tour de rôle leurs hôtes. Les femmes, quant à elles, servent à boire à demi-assise.

    L'anacarde, l'igname et le manioc sont les principales cultures pratiquées à Gorowi. L'élevage de caprins est relégué au second plan. Le caféier, culture des zones forestières, expérimenté à Gorowi, a produit de bons résultats. Ce champ a été malheureusement abandonné au profit de l'anacarde.

    Une notabilité dynamique, une vision de conservateur

    Au fort de la crise qu'a connu la Côte d'Ivoire, Gorowi s'est, grâce au dynamisme de sa notabilité et de sa jeunesse, opposé au pillage du sous-sol, à l'exploitation illégale d'essences forestières et à l'implantation de cultures dans le PNC, pratiques illicites qui ont eu cours dans d'autres contrées du pays.

    Ce village dispose d’une Association Villageoise de Conservation et de Développement (AVCD) qui a en son sein toutes les forces vives du village (hommes, femmes et jeunes) et qui est l'un des canaux par lequel l'OIPR met en œuvre dans les villages riverains sa politique en matière de gestion participative. Les actions conduites par cette association ont permis à Gorowi d'obtenir le troisième prix du concours 2016 du village le plus impliqué dans la conservation du PNC.

    Les forêts sacrées d’AMBIRO, au nord de Gorowi et TOUBAH, au sud, ont l’allure des forêts denses des zones forestières de la Côte d’Ivoire tant elles ont été bien conservées. Ces forêts, situées dans le PNC, sont les lieux de prédilection de la plupart des espèces fauniques de cette aire protégée. On y trouve les grands mammifères tels que les éléphants, les buffles, les chimpanzés et autres.

    Un paysage contrasté

    Surmontée de plaines et de chaine de montagnes à perte de vue, cette cuvette, apparemment oubliée en ce lieu de la planète se combine au paysage pour offrir des vues impressionnantes de la nature.

    Pour accéder à ce village, l'on doit descendre une pente vertigineuse et sinueuse d'une centaine de mètres. Les véhicules y sont rares à cause des difficultés d'accès. Seules les motos acquises par quelques grands planteurs du village s'adonnent au jeu de sky des zones polaires. Les jeunes, bien habitués à cette piste, font coulisser ces engins à deux roues, souvent d'un seul vrombissement.

    Et pourtant, Gorowi aspire à la modernité en restant dans la tradition

    Gorowi, village de près de 500 âmes, enclavé, manque d'infrastructures routières et sanitaires. Les cas graves de santé sont difficilement évacués vers Dabakala, ville plus proche de ce village. Les logements sont de type traditionnel, construits en terre. Cet état de fait n'enlève rien en l'ardeur des populations qui jurent aimer leur terre natale et ne jamais accepter un projet de délocalisation de ce site actuel.

    Fort heureusement, Gorowi amorce son développement. Ce village a été loti et a entamé son électrification dont la fin est pour quelques mois. Une étude a été menée en vue de l'ouverture et du bitumage de l'axe Gorowi-Bilimono, sous-préfecture dont il fait partie. Une pompe hydraulique villageoise y a été installée. L'école primaire de Gorowi qui est à sa troisième année de fonctionnement est en attente d'enseignants. Pour l'instant, les cours sont assurés par un bénévole. Le troisième prix obtenu a permis de doter les salles de classe en tables-bancs et d'acquérir un moulin dont la mise en marche a été bien accueillie par les braves femmes qui, jusque-là, pilaient leurs denrées alimentaires au mortier.

    Gorowi, un exemple d'amour pour sa terre.

    Gorowi, un exemple de persévérance et de courage.

    Gorowi, une belle histoire qui continuera de s'écrire…

    Gorowi vous attend !!

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