Le Comité de Gestion Locale (CGL) du Parc national de Taï a lancé, au cours de sa deuxième session de l’année 2020 tenue récemment à Tabou, le Prix Vert du meilleur village riverain du parc. Il a, par la même occasion, validé un projet d’appui à une association de femmes de la localité de Djapadji pour la mise en œuvre d’activités génératrices de revenus.
Impliquer les riverains du parc pour une gestion patrimoniale du site, c’est l’ambition que nourrit les gestionnaires selon les dires du Directeur de Zone de l’OIPR, le Lieutenant-Colonel Diarrassouba Abdoulaye.
Le Prix Vert du meilleur village riverain du parc entame ainsi sa troisième édition en 2020. La première en 2017 et la deuxième en 2018 ont été remportées respectivement par la localité de Tchétaly dans la Sous-préfecture de Buyo et celle de Doba dans la Sous-préfecture du même nom. A leur demande les localités lauréates ont reçu des lots en nature (table-bancs pour écoles, chaises et bâches pour cérémonies) afin que toute la communauté en profite.
A travers les épreuves et questionnaires du concours, les riverains prennent, petit à petit, conscience de l’impact de leurs activités sur l’environnement, mais aussi du rôle qu’ils peuvent jouer pour sa préservation.
Pour l’édition 2020, le dépôt des candidatures est ouvert jusqu’au 31 septembre. Les dossiers peuvent être retirés dans les sous-préfectures riveraines du parc et auprès des Chefs Secteur du site qui sont dans les localités de Soubré, Taï, Djouroutou, Djapadji et ADK/V6.
Outre les activités de mobilisation sociale, telles que le Prix Vert, les gestionnaires du parc mènent des actions pour l’amélioration du bien-être des riverains. Et le comité de Gestion Locale vient de valider une de ces actions qui consistera à appuyer un groupement de femmes de la localité de Djapadji.
Ces femmes se sont distinguées par leur forte mobilisation et leur engagement pour les activités génératrices de revenus et la protection de l’environnement. Leur association dénommée ‘’Femmes Solidaires Famille Un’’ participera au cofinancement du projet à hauteur de 6 millions sur un total de 16 millions de francs CFA.
Le projet en question consistera en la culture du manioc et en sa transformation en attiéké. En outre ces braves femmes créeront un parc à bois afin de résoudre le problème d’approvisionnement en bois énergie. Le Président du Comité, le Préfet Yacouba Doumbia de la Région du Cavally s’est réjoui de ces actions, en faveur des communautés, susceptibles de favoriser leur adhésion à la protection du parc.